 |
|
 |
Historique du musée d'Aquitaine
Par Robert Coustet
Extrait de Guide des Musées d'Aquitaine
De l'Académie de Bordeaux à la faculté des
Lettres.
L’actuel musée d’Aquitaine a pour ancêtre un Dépôt d’Antiques créé par
l’Académie de Bordeaux en 1781 à l’instigation de l’intendant Dupré de
Saint-Maur afin de rassembler les vestiges romains mis au jour lors des
travaux d’urbanisme dès le XVIe siècle et surtout au
XVIIIe siècle. À ces occasions, de nombreux reliefs,
stèles funéraires et inscriptions furent recueillis au niveau de l’assise du
premier rempart de Bordeaux. À la fin du XIXe siècle,
ces collections, qui n’avaient cessé de s’enrichir au fur et à mesure des
découvertes, formèrent un musée lapidaire installé dans la cour de
l’ancien couvent des Dominicains qui abritait également la bibliothèque
municipale. En 1960, la collection fut transportée dans l’aile sud des
bâtiments construits pour le musée des Beaux-Arts dans le jardin de
l’hôtel de ville. C’est en 1962 que, sous l’impulsion de Georges-Henri
Rivière, créateur du musée national des Arts et Traditions Populaires, la
ville de Bordeaux décida d’étendre et de transformer la vocation
primitivement archéologique du musée lapidaire en un grand musée
d’histoire et d’ethnologie régionale qui prit le nom de musée d’Aquitaine.
En 1985, le musée d’Aquitaine a quitté son local provisoire du jardin de la
mairie pour s’installer dans l’ancienne faculté des Sciences et des
Lettres, construite en 1880 par l’architecte Charles Durand. Les salles
d’exposition permanentes ont été inaugurées pour partie en janvier 1987
et pour partie en 1991. Le caractère monumental de l’immense hall,
témoin de la grande architecture éclectique bordelaise a été préservé. De
même, ont été conservés en leur état d’origine, l’ancienne bibliothèque
universitaire, ainsi que les cours intérieures. Leur luminosité contraste
avec l’ambiance feutrée des salles éclairées à la lumière artificielle. La
présentation privilégie la qualité ethnographique ou historique des pièces
exposées.
|
 |