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Musée Despiau-Wlérick
Musée municipal contrôlé |
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 Buste de Charles Despiau.
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Mont-de-Marsan
6 place Marguerite de Navarre
40000 Mont-de-Marsan
Tél : 05 58 75 00 45
Fax : 05 58 85 90 02
E-mail
Site du musée
Responsable: Christophe Richard, conservateur territorial du patrimoine
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À l'origine, le musée Dubalen
Savant fortuné et éclectique, Eudoxe Dubalen s’intéressait à tous les
aspects de la nature de ses Landes natales, aussi bien à la géologie et à
la minéralogie qu’à la faune et à la flore. Homme de terrain, il collecta et
classa un nombre considérable de pièces qu’il décida d’offrir à la ville de
Mont-de-Marsan. Ainsi naquit, en 1886, un muséum qui finira par prendre
le nom de “musée Dubalen” avant même la mort de son fondateur, en
1936. Très vite, la collection sera complétée par une modeste section
beaux-arts composée d’une soixantaine de peintures (Ziem), de gravures
et de quelques sculptures dont le Petit paysan de
Wlérick. Ce premier musée d’Art, Préhistoire et Sciences naturelles
éclata lorsqu’en fut détachée la section artistique en 1968. Consacré aux
seules Sciences naturelles, un nouveau “musée Dubalen” fut inauguré
en 1972. Mais le manque de crédits, les difficultés de conservation des
objets obligèrent à prendre des mesures de préservation qui ont conduit
à sa fermeture.
Charles Despiau et Robert Wlérick
Entre-temps avait été constituée, en 1956, une “association des Amis de
Charles Despiau et de Robert Wlérick”. Ces sculpteurs, tous deux
enfants du pays, avaient eu des carrières parallèles et avaient connu une
égale notoriété nationale et internationale durant l’entre-deux-guerres.
Maître incontesté du groupe des “sculpteurs indépendants”, Despiau
(1874-1946) fut considéré comme le plus remarquable portraitiste de sa
génération. Wlérick (1882-1944), membre de “la bande à Schnegg”,
pratiqua un art nourri aux sources de la Grèce antique et de la
Renaissance italienne. Les deux maîtres refusaient l’expressionnisme
plastique de Rodin et s’étaient imposés au premier rang des sculpteurs
qui prétendaient restituer à la modernité les éternelles valeurs du
classicisme. Des donations des familles en 1958, puis 1961, et le poids
de la puissante Association décidèrent de la création d’un musée
consacré à leurs œuvres. Le projet, appuyé par la volonté du maire
Raymond Farbos, aboutit à l’ouverture du musée en 1968.
Les années 1930 en sculptures
En 1977, le conservateur A.H. Amann fixa les nouvelles
orientations du musée qu’il élargit, autour du pôle Despiau-Wlérick, à
l’ensemble de la création sculptée française du XXe siècle en
privilégiant les “années 1930”.
Cette période se caractérise par l’intense activité de maîtres originaux qui, tout en
refusant les excès des avant-gardes, reviennent à la pratique de la taille-directe ou
adaptent avec discrétion les trouvailles du cubisme. L’Exposition Internationale des Arts
et Techniques de 1937 a marqué le triomphe de ces sculpteurs
“indépendants”. Le musée a ainsi trouvé son originalité thématique :
entre la période chronologique choisie pour le musée d’Orsay et celle
développée par le Musée national d’Art Moderne, Mont-de-Marsan est
devenu le seul musée français spécialisé dans la sculpture de
l’entre-deux-guerres.
La collection
En toute logique, la collection comporte d’abord deux ensembles sans
équivalent de Despiau et de Wlérick. Des dessins, des esquisses en
terre cuite, des maquettes en plâtre permettent de suivre les différents
stades de la création des deux artistes jusqu’à l’œuvre définitive en
pierre, en marbre ou en bronze. Les œuvres les plus célèbres sont
représentées par des exemplaires de la meilleure provenance et de la
meilleure qualité. En complément sont exposées des pièces
caractéristiques de leurs contemporains “indépendants” : Drivier,
Bouchard, Janniot, Sarrabezolles, Chana Orloff, etc. Une section très
originale rappelle, grâce à des dépôts de l’État, l’importance de
l’Exposition Internationale de 1937 avec des œuvres monumentales de
Joseph Csaky, Jean Lambert-Rucki, René Letourneur et Georges Guyot.
La politique d’acquisitions a le souci de refléter la production régionale
avec Lucien et Gaston Schnegg, Traverse, Cazaux, Armande Marty, etc.
Pour illustrer tant l’héritage du siècle passé que les germes de la
modernité à venir, le musée présente aussi quelques œuvres du
XIXe siècle (Dalou, Carpeaux, Gauguin…). Le même
souci de continuité justifie la présence de sculptures postérieures à 1950
(René Collamarini, Louis Leygue, William Chattaway, Claude Viseux). |
Robert Coustet
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BIBLIOGRAPHIE
SELECTIVE :
Camin, Philippe - Le Musée Despiau-Wlérick de Mont-de-Marsan - Festin (Le)
- n°16 - Le Festin - 1995
Melot, Jean-Pierre - Georges-Clément de Swiezinski au musée Despiau-Wlérick - Festin (Le)
- n°31-3 - Le Festin - 1999
Alégria, Ludivine - Musée Despiau-Wlérick, les sculptures de l'oubli - Festin (Le)
- n°40 - 2002
- Sculptures du musée Despiau-Wlérick de Mont-de-Marsan
- ACMA/CRLA - 1996
BIBLIOGRAPHIE GÉNÉRALE
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